
La lavande
Aucune autre plante ne symbolise mieux la flore provençale que la lavande.
1. La fleur bleue au parfum suave
La lavande a un charme particulier en ce qu’elle évoque en chacun de nous, un jour d’été ensoleillé, dans le midi, tel ou tel souvenir attaché à la contemplation de ces champs irréellement bleus environnés d’abeilles butinant le précieux nectar. A moins que ce ne soit le parfum caractéristique de l’armoire de nos grands-mères qui ne manquaient jamais d’insérer un sachet de fleurs de lavande entre les piles de leurs draps. Ou encore la beauté d’un tableau, tant la lavande a inspiré nombre de peintres. Sans parler de cette odeur si caractéristique des marchés provençaux où la lavande est partout présente.
Parmi les nombreuses variétés qui composent le groupe des lavandes, seule nous intéresse ici celle que l’on surnomme la lavande vraie, ou officinale, de son nom latin Lavandula officinalis. Lavandula vient du terme médiéval lavare qui signifie laver et qui évoque l’utilisation de la lavande par les lavandières, autrefois, pour parfumer l’eau de lavage du linge, afin que celui-ci, une fois propre, sente vraiment bon (usage traditionnel perpétué par les fameux sachets
sus-nommés qui sont un véritable enchantement). La lavande vraie officinale, parfois nommée aspic, se distingue du lavandin qui est une variété hybride également utilisée en aromathérapie mais qui a une moindre valeur thérapeutique.
Le territoire électif de la lavande est les sols calcaires des coteaux du midi, sur les pentes les plus ensoleillées, entre 500 et 1 500 m d’altitude. La lavande est un arbrisseau aux rameaux touffus, dressés, pourvus de feuilles d’un vert cendré. Les tiges florifères, plus grandes que les touffes, portent pendant tout l’été un épi terminal composé de toutes petites fleurs au calice d’un bleu profond dont la corolle est nuancée de violet et de pourpre. Ces jolies fleurs dégagent un parfum suave, capiteux, fortement aromatique compte tenu de leur exceptionnelle richesse en huile essentielle.
2. La distillation artisanale de la lavande
Pour extraire cette huile essentielle des fleurs de lavande, le procédé arti-sanal longtemps employé dans le midi fut celui de la distillation à feu nu. On amenait en bordure du champ de lavande (parcelle appelée baïassière en Provence) et à proximité d’un point d’eau (ruisseau ou fontaine) un petit appareil portatif avec une chaudière à bois dans laquelle on enfournait les fleurs fraîchement récoltées.
Les vapeurs qui se dégageaient montaient dans un serpentin en cuivre où on procédait ensuite à leur condensation (= l’huile essentielle, liquide) grâce à l’eau de refroidissement. Il fallait 200 Kg de fleurs fraîches de lavande pour obtenir environ 1 litre d’huile essentielle seulement.
Pour l’herboristerie, les épis de fleurs de lavande sont séchés en couche mince, à l’ombre, dans un courant d’air. Puis on les bat avec une fourche, on les foule au rouleau pour détacher les calices. Les fleurs mondées sont alors nettoyées par ventilation et criblage.
3. Composition
- Acétate de linalyle (composant essentiel, jusqu’à 45%).
- Acétate de géranyle.
- Linalol, géraniol, cinéol, bornéol, eucalyptol.
- Limonène, pinène, caryophyllène, camphène.
- Ether butirique, aldéhyde valérianique.
- Ethyl-amylcétone.
- Méthoxy-courmarine.
4. Propriétés et indications
- Sédatif du système nerveux.
- Hypnotique léger (sans effets secondaires).
- Antispasmodique.
- Analgésique.
- Calmant de l’excitabilité cérébro-spinale.
- Antiseptique pulmonaire.
- Sudorifique.
- Anti-inflammatoire.
- Antimigraineux.
- Cicatrisant et antiseptique (usage externe).
- Antivenimeux et insecticide (usage externe).
- Nervosité, stress, anxiété, angoisse.
- Insomnie, troubles du sommeil (cauchemars).
- Mélancolie, neurasthénie.
- Douleurs.
- Migraines.
- Affections respiratoires.
- Asthme, quintes de toux, coqueluche.
- Plaies et brûlures (usage externe)
- Piqûres d’insectes, morsures d’animaux (usage externe).
Decouvrez les produits qui contiennent cet élément en utilsant notre moteur de recherche:
|